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lundi 25 janvier 2016

La reprise du travail : mes astuces anti-déprime

Et nous voilà, dernière semaine de congé avant la reprise du boulot... 

Je voulais être la maman détachée qui à la fin de son congé maternité aurait envie de reprendre le travail. Je croyais que j'en aurai marre d'être chez moi et d'être H-24 avec mon fils... Mais en fait non, je suis comme la plupart des mamans et "quitter" mon bébé est vraiment difficile. Même si sa nounou est géniale, même s'il est important pour moi de m'épanouir dans ma vie professionnelle, ces journées passées avec mon bébé vont vraiment me manquer...


J'ai donc décidé de profiter autant que je pourrai de cette dernière semaine et voici ce que je compte faire pour y arriver :

  • Vous savez ces premiers jours avec son bébé, lorsque bébé s'endort sa tête contre votre poitrine? C'est tellement bien de le sentir tout près de moi et une fois que j'aurais repris le boulot je n'aurais plus tellement l'occasion de le faire. C'est donc le moment de faire le plein de câlins!
  • Comme Sacha va passer quelques matinées entières chez la nounou, je vais me servir de ce temps pour une bonne séance de chouchoutage ! Un bain, un masque, une manucure... De quoi se faire belle pour le retour au boulot!
  • Et pourquoi pas un peu de shopping. Quoi de mieux pour s'enthousiasmer du retour au boulot que faire quelques emplettes? Et en plus, ça ne doit pas être pratique ou confortable ou non salissant...Tant qu'on se sent jolie et pro, tout va bien!
  • J'ai dit à mon mari de ne rien prévoir pour le week-end prochain. On restera à la maison, on fera la grasse mat (enfin, la version "parents" de la grasse mat, c'est à dire se lever à 8h au plus tard), on ira peut être faire une petite balade en famille ou on restera peut être en pyjama toute la journée, on verra, mais on ne va surtout pas se presser ni stresser.
  • Dimanche soir, je préparerai mes affaires et celles de Sacha pour aller chez la nounou. Comme ça, lundi matin ce ne sera pas trop la course pour partir.
  • Et pour finir, j'essaierai de me coucher tôt même si je sais d'avance que je vais tourner et tourner dans mon litt avant de pouvoir vraiment m'endormir... 
  • Et puis lundi matin, je prévoirai 15 minutes pour faire un gros câlin à mon petit bibout parce que je sais d'avance que ça va être dur de devoir le quitter...
Vous croyez qu'avec tout ça, ça ira mieux?

jeudi 7 janvier 2016

Happy 2016 !

Quelle meilleure façon de commencer l'année 2016 qu'avec des bonnes résolutions.

Je ne me mets la pression mais je trouve que se fixer des objectifs est une bonne façon de se motiver au quotidien !

Voici mes résolutions de maman :
- Lâcher mon téléphone lorsque je m'occupe de Sacha ou que Camila me raconte sa journée
- Tester des nouvelles recettes au moins une fois par semaine (j'ai hâte aussi que Sacha commence à manger)
- Allaiter le plus longtemps possible. Je ne sais pas si j'irai aussi loin qu'avec Camila (1 an et demi) mais on va tout faire pour y arriver!
- Sortir plus souvent le week-end. On fait beaucoup d'expos ou des animations avec Camila en général mais maintenant qu'elle grandi j'en trouve de moins en moins adaptées à son âge et qui l'intéressent.
- Être plus patiente (mais quel parent n'a pas ça comme résolution quotidienne)
- Me faire confiance car finalement je m'en sors plutôt pas mal dans mon rôle de vieille/nouvelle maman.

Je suis excitée pour cette nouvelle année et toutes les belles choses qu'elle pourrait nous offrir! Un bébé qui grandit chaque jour, une jeune fille qui devient de plus en plus mature, une maison peut être, un chien (on espère) et plus que tout, plein d'amour !

Je vous souhaite aussi une belle année 2016 !


lundi 12 octobre 2015

Ready or not...

Samedi dernier, nous étions au resto pour fêter l'anniversaire d'une amie. Lorsque nous sommes arrivés, les enfants de nos copains étaient en train de faire du coloriage sur l'une des tables. Après avoir dit bonjour à tout le monde, chéri est allé direct s'asseoir avec eux et discuter et jouer. Il était à fond! 

C'est toujours comme ça. Mon mari adore les enfants et dans les soirées, goûters, brunchs ou autre il va toujours s'occuper d'eux et les faire rigoler et jouer avec. C'est magique mais tous les enfants l'adorent! 

Ce soir-là tout le monde m'a dit "ton homme, il est vraiment prêt".

Et c'est vrai, s'il y en a un de nous deux pour qui la parentalité est évidente, c'est surtout pour lui. Il n'a pas vraiment de doute ou d'angoisse... Il ne passe pas ses journées à lire des livres pour savoir s'il saura bien faire et il est vraiment impatient de jouer ce nouveau rôle, celui du papa d'un nouveau né.

Et moi donc? J'en avais déjà parlé il y a quelques temps : Les enfants, ce n'est pas vraiment mon truc. Dans les soirées comme celle pour l'anniversaire de notre amie, je vais rarement voir les enfants, je ne demande pas à porter les tous petits ou à donner à manger à ceux qui sont un peu plus grands... Et quand il y en a un qui m'approche, je ne sais pas trop comment interagir avec...

Mais est-ce que ça veut dire que je ne suis pas prête? Est ce que le fait que je ne m'intéresse pas aux enfants des autres veut dire que je ne suis pas préparée à m'occuper du mien? Est-ce que ça veut dire que je vais être une mauvaise maman?

Et bien,bizarrement, j'ai une réponse assez simple à toutes ces questions : NON! 
Source
Oui, moi, l'angoissée de la vie, celle qui a peur de mal faire et qui se pose tout le temps de questions, c'est moi qui parle... Cette fois-ci, je n'ai pas de doute. Non, je ne pense pas que je serai une mauvaise maman. Pour la première fois de ma vie, j'ai confiance en moi et je pense que je ferai de mon mieux. 

Bien sûr, je sais très bien que ce ne sera pas facile et je sais que ces gestes de parent ne me viendront pas aussi facilement qu'à mon chéri. Mais ce n'est pas grave, j'ai quand même hâte d'y être.

Je pense quand même que serai toujours une maman qui se pose mille questions et qui doute d'elle mais je ne sais pas, tout d'un coup je ressens un boost de confiance en moi. Comme si je savais que ça va aller, que malgré les difficultés, je vais essayer et que je serai une (assez?) bonne maman... Surement pas parfaite mais une bonne maman quand même...

Finalement,même si moi ça ne se voit pas forcément, je me sens prête pour cette nouvelle aventure.

jeudi 8 octobre 2015

Fin de grossesse : toutes les questions que je me pose

 

Va-t-il naître à terme ou en avance?
Aura-t-il des cheveux?
Vais-je avoir mal ou est ce que je vais savoir gérer comme la première fois?
Est-ce que je vais craquer finalement et tenter la péridurale?
Est-ce que je vais m'en prendre à chéri et le traiter pendant les contractions?
Est-ce qu'il aura la peau mate comme la mienne ou claire comme celle de son papa?
Est-ce qu'il aura son nez? Mes yeux? Sa bouche?
Est-ce que je vais perdre les eaux dans la rue ? Reconnaître les contractions? Arriver à temps à la maternité?
Va-t-il vraiment peser presque 4 kilos?
Et si j'oublie des choses dans ma valise ?
Est-ce que je vais pleurer lorsqu'il sera enfin sorti? Est ce que chéri va pleurer?
Comment va-t-on l'annoncer à tout le monde?
Est-ce que ça va arriver la nuit ou pendant la journée?
Et si je dois aller à la maternité pendant que chéri est à son entraînement de basket (les seules deux heures dans la semaine où il n'a pas son téléphone sur lui)
Et si ça arrive pendant la nuit? On fait quoi, on réveille ma fille ou on lui laisse un mot qu'elle verra le matin ?
Est-ce qu'il va mettre du naissance ou passer direct au 1 mois?
Et si le prénom qu'on a choisi ne lui va pas ?
Et s'il est moche?
Et si la sage-femme qu'on a n'est pas sympa ?
Et si ça traîne des heures et des heures?
Et si ça va trop vite?
Et si j'arrive pas à pousser correctement?
Est-ce qu'on devrait aller au baptême du bébé de nos amis/à l'anniversaire du neveu de mon chéri/aux 30 ans de ma copine, tous prévus au mois d'octobre?
Vais-je dépasser le terme?
Est-ce que je vais faire un baby blues?
Est-ce que je vais avoir assez de lait?

Est-ce que tout va bien se passer?

mardi 6 octobre 2015

Congé maternité : Day 1 (c'est trooooop loooong)

Et voilà, le congé maternité est enfin arrivé.

A différence de la plupart de femmes enceintes, je n'ai pas attendu ce moment avec impatience. Et même si les dernières semaines j'étais un peu plus fatiguée, j'appréhendais quand même ce moment fatidique où j'allais devoir arrêter de travailler.

Faut dire que j'aime beaucoup mon boulot et mes collègues et puis surtout, je n'avais pas vraiment envie de me retrouver chez moi à rien faire ou plutôt à avoir envie de rien faire.

En tout cas mon premier jour a été trop trop long... Petit aperçu (dans les grandes lignes) :

Petit dessin envoyé par mon collègue... Il aurait pas pu voir plus juste!

6h : Débout avant même que le réveil de chéri sonne. Bah oui, l'habitude de devoir se lever tôt pour aller travailler... Bien sûr, je n'ai pas été capable d'aller me recoucher
7h : Petit déj avec ma fille avant qu'elle parte au collège. 
8h : Ma fille part au collège. Je fais quoi maintenant? Je me pose sur le canapé et je joue à Spider Solitaire sur mon téléphone
9h : Ah tiens! Je vais regarder les Maternelles... Je me suis endormie au bout de 5 minutes
10h : Merde faut que j'aille à la mairie !
11h30 : Après 1h30 à me préparer car pas du tout inspirée pour m'habiller (bah oui, c'est moins drôle de se faire belle alors qu'on va rester à la maison), je pars à la mairie, dépose le papier que je devais faire et retourne chez moi
12h : Je mange quoi? Trop la flemme de faire à manger... Des céréales? Ouf! Il y a des restes! 
13h : Spider Solitaire
14h : Sieste
15h : Je devrais faire du repassage, tiens... 
16h : Toujours pas eu le courage de me lever du canapé pour faire mon repassage
17h : Ma fille rentre, je l'aide un peu à faire ses devoirs mais elle est trop autonome... Pfff pourquoi tu ne galères pas un peu que je puisse t'aider???
18h : Chéri rentre aussi. J'ai passé une journée tellement chiante que je suis infecte avec lui et ma fille... Ça promet...

Bon, je vous rassure, les jours suivants je suis allée faire les magasins, j'ai avancé dans mon tricot, j'ai fini ma montagne de repassage et j'ai commencé à préparer les valises pour la maternité... J'essaie de m'occuper mais ce n'est pas évident de me motiver à me lever de mon canapé et bouger... J'ai hâte que le bébé soit là pour que mes journées soient occupées (oui, oui, je sais que je risque de regretter mes mots lorsque je n'aurai pas dormi depuis 48h et que je n'aurai même pas le temps de prendre une douche dans la journée).

lundi 5 octobre 2015

Devenir maman lorsqu'on a une maman très présente

Comme je vous l'ai déjà raconté, ma première grossesse a été très différente de celle-ci. Je n'étais plus avec le papa de ma fille lorsque j'ai appris que j'étais enceinte et j'ai donc vécu cette étape de ma vie seule.

Enfin, ce n'est pas tout à fait exact, même loin de là! Pendant cette grossesse là, il y a une présence qui a été très très importante pour moi et c'était celle de ma mère. Même si la nouvelle n'a pas été facile à digérer, elle m'a soutenue dans mon choix et a tout fait pour que je puisse vivre une grossesse "normale". Elle m'a accompagné à toutes mes consultations, venait quasiment tout le temps aux cours de préparation à l'accouchement, m'a beaucoup aidée financièrement... Bref, j'ai vraiment eu de la chance de l'avoir à mes côtés à cette période là.


Lorsque ma fille est née, elle a également été très présente. Je pense que c'était important aussi. J'étais très immature et pas du tout sûre de mes gestes et l'avoir avec moi a été un grand soulagement.

Sauf que c'en ai devenu trop. Ma mère est devenue trop présente. Lorsque ma fille pleurait, je n'avais pas le temps d'aller dans sa chambre qu'elle était déjà dans les bras de ma mère. Je pense que je n'ai pas changé la couche de ma fille qu'au bout de deux semaines (oui, vraiment). Et la première fois que j'ai pu lui donner son bain toute seule, elle tenait déjà assise...

Je n'en veux pas vraiment à ma mère, c'est aussi de ma faute. Je n'avais aucune confiance en moi et faut dire que malgré la joie d'être maman, j'avais une certaine culpabilité vis-à-vis de mes parents donc je ne me suis jamais imposée et je l'ai laissé faire comme elle voulait...

Voilà que 12 ans sont passés, et aujourd'hui le contexte est complètement différent : J'ai 31 ans, un mari, je suis autonome. Ma mère n'est pas là mais elle compte venir en France quelques jours avant la date de mon terme et va rester avec nous un bon mois.

D'un côté je suis super contente car mine de rien, ça m'a manqué de partager cette grossesse avec elle (même s'il y a Skype). Et puis faut dire que quand j'entends mes copines "nouvelles mamans", je me dis qu'un peu d'aide avec le bébé ou même à la maison ne sera pas de trop ! 

Et pourtant j'appréhende... J'ai peur de ne pas savoir m'imposer encore une fois, j'ai peur de ne pas me sentir maman et de ne pas avoir le temps de créer un lien avec ce bébé. J'ai déjà lu quelque part que pour être maman il faut arrêter d'être fille (dans le sens "l'enfant de quelqu'un"). Je l'ai ressenti avec ma fille lorsque nous avons déménagé de chez mes parents et encore plus lorsque nous sommes venues en France.

Du coup, je me dis que dans l'idéal, ça serait bien que le bébé arrive un peu plus tôt. Une ou deux semaines avant que ma mère arrive. Comme ça, nous aurons ce petit temps rien qu'à nous 4. Ou nous apprendrons à nous connaître les uns les autres, ou j'apprendrai ces gestes qui viennent si naturellement à certaines mamans...

Un petit moment qui me permettra de devenir la maman que j'aurais aimé être la première fois...

jeudi 13 août 2015

Ma fille grandit, je ne suis pas prête...


Depuis que ma fille est revenue de sa colo, elle est un peu bizarre.


Un peu tristoune, elle reste souvent dans sa chambre à lire, elle ne parle pas autant que d'habitude et elle ne mange pas beaucoup...

Je m'inquiète... Chéri pense qu'elle est peut-être amoureuse, moi j'ai eu peur qu'elle se sente mal dans son corps (d'où le manque d'appétit)... Mais après quelques jours d'observation et de réflexion je pense que c'est beaucoup plus simple que ça.

Je pense que je ne réalise pas encore mais ma fille devient de plus en plus une vraie ado. Elle n'a peut être plus envie de partager des choses avec nous, elle a besoin de se détacher de nous.

J'ai justement acheté un livre à ce sujet (comment communiquer avec les ados). Et l'auteur parle du processus d'individuation pendant l'adolescence où l'enfant a besoin de se séparer de sa famille pour grandir. Je pense que quelque part je savais que ces choses là allaient arriver mais voilà, je ne suis pas prête...

J'aime que ma fille se confie à moi, qu'elle me parle du garçon dont elle est amoureuse, qu'elle me dise qu'elle n'aime pas les petites bouclettes sur ses cheveux, qu'elle me raconte (pour la 40ème fois) la dispute avec ses copines...Je ne suis pas prête à perdre ce lien...

Et si maintenant elle pense qu'elle ne peut plus tout me dire? Ou que je ne peux pas la comprendre? Ou si elle a peur que je réagisse mal?

J'ai eu une relation assez compliquée avec ma mère pendant mon adolescence et je ne veux surtout pas réproduire ce schéma mais si justement on est obligé de passer par là?

Dans ce livre (pourtant je ne l'ai pas fini et il est assez concis mais je lui trouve plein de vérités), ils disent aussi qu'il faut laisser les ados commettre des erreurs, qu'il est important qu'ils en apprennent. Mais moi, je n'ai pas envie que ma fille souffre! J'ai envie qu'elle ait une vie heureuse!

En fait (attention, comparaison complètement ridicule), je pense que je suis un peu Joie du film Vice Versa dans la tête de ma fille. Je veux lui épargner toute souffrance, je veux qu'elle mène une vie heureuse et qu'elle ne soit pas confrontée à des situations qui lui feront du mal... Mais en même temps, je sais que c'est complètement irréaliste... Ça me frustre de me dire que je n'y pourrais rien, que petit à petit elle va faire son propre chemin et que petit à petit elle n'aura plus autant besoin de moi qu'avant...

Je regrette tellement de ne pas avoir pu profiter davantage de son enfance mais bon ce qui est fait est fait. J'espère que je saurai gérer cette nouvelle étape et que je pourrais être là pour la soutenir dans les difficultés de l'adolescence ! Souhaitez-moi du courage!


lundi 10 août 2015

7 personnes qu'on risque de croiser pendant la grossesse

Au cours de cette grossesse, j'ai côtoyé pas mal de "types" de personnes... En voici quelques uns :


  • La collègue obsédée par les enfants et la grossesse. Elle regarde ton ventre de la même façon qu'un pervers regarde tes seins! Veux tout le temps te donner des conseils et parler de son expérience. Au mieux, tu peux profiter de son savoir, au pire elle te saoule à vouloir te recruter dans sa secte des mamans je-sais-tout. 
  • La copine célibataire endurcie et reine de la fête. C'est la seule à ne pas avoir sauté de joie quand tu as annoncé ta grossesse. Elle s'est dit qu'elle perdait encore une copine de sorties. Évite de lui parler de tout ce qui a en rapport avec ta grossesse, sauf si elle te le demande. Et surtout garde la précieusement. Elle te sauvera la vie le jour où t'auras envie de faire une pause de ta vie de maman et t'amuser comme avant (sauf si elle se case d'ici là! Arrête de le lui souhaiter, ne sois pas égoïste!) 
  • Le collègue qui pense que tu souffres d'une maladie terminale. Il est tout le temps inquiet pour toi. Ca va, t'as pas trop chaud? Tu veux pas t'asseoir? Tu devrais rentrée chez toi... Au début tu trouves ça sympa d'être chouchoutée comme ça mais an la longue ça te saoule. Surtout si tu te sens bien et que t'as juste envie d'être traitée normalement. 
  •  La copine qui a du mal à tomber enceinte. Elle s'est éloignée depuis que tu as annoncé ta grossesse ou ne s'y intéresse pas autant que tu le voudrais. Ne lui en veux pas car ça n'a rien à voir avec toi. Sois patiente et évite de la solliciter pour tout ce qui concerne la grossesse, elle saura être là pour toi plus tard et surtout appréciera ta délicatesse dans ces moments difficiles pour elle. 
  • Le copain expert en grossesse. Il a gagné la médaille du super mari et super papa pendant la grossesse de sa femme (genre celui qui tartinait d'huile anti-vergetures sa femme tous les soirs, qui lui faisait des massages quand elle avait mal au dos et qui a sortie lui même le bébé). Il va te donner plein de conseils, connaît toutes les démarches à faire et les symptômes que tu dois avoir à chaque étape. Tu as des doutes sur les poussettes? Pose lui la question, il a écrit une thèse sur le sujet! 
  • Le copain qui se croit trop cool et rigolo. Il te fait des blagues sur ton poids, te dis que ta vie sera finie lorsque bébé sera né, et n'arrête pas de dire au ton mari que tu es chiante et qu'ils devraient aller boire des bières lorsque tu es sur le point d'accoucher. Profite pour améliorer ton sens de la repartie et surtout ne te fâche pas car il va te dire que ce sont les hormones. Ah et briefe ton chéri pour qu'il mette les holà s'il va trop loin! 
  • La copine qui a eu un enfant il n'y a pas longtemps. Elle sera contente de t'entendre déblatérer sur tes déboires de future maman. Elle connaît tous les bons plans, à tout plein de bodys trop mignons à te filer et tu peux lui poser toutes les questions qui te vienne à l'esprit, elle sera contente de te répondre! Ca lui manque d'être enceinte et elle est contente de revivre ces moments avec toi.
Dites-moi, vous avez ces gens-là dans votre entourage aussi?

jeudi 6 août 2015

Aimer trop fort son enfant?

Bon, je vous l'accorde, des fois (tout le temps?) je m'inquiète pour des trucs vraiment sans importance...
Mais que voulez-vous, je suis de ces gens qui aiment se préoccuper et se poser de questions et stresser pour tout et pour rien!

Bref, qu'est ce qui me taraude cette fois-ci? Un truc peut être bête mais voilà : J 'ai peur d'aimer trop fort cet enfant, qu'il devienne le centre de ma vie et que je n'ai plus d'yeux pour rien d'autre.
Je pense que ça fait plusieurs fois que j'entends des mamans parler d'un amour fusionnel et d'un lien très très fort qui s'est créé entre elles et leurs enfants. J'entends souvent parler de "l'amour de ma vie", alors qu'il y a quelques années c'est comme ça qu'on appelait l'homme grâce à qui on a ce bébé.

Mais pourquoi ça me fait autant peur? Après beaucoup de réflexion, il y a trois choses :

Ça me fait peur vis à vis de ma fille. Parce qu'après des années difficiles (ou nous avons même était séparées pendant une très longue période), nous avons réussi à retrouver une sorte de stabilité et de normalité, une relation que je qualifie de "saine". Oui notre relation est très forte mais pas non plus étouffante. Et si l'arrivée de ce bébé faisait basculer cette stabilité? Ma fille arrive en plus à l'adolescence, une étape compliquée et j'ai envie d'être présente pour elle à tout moment. Et si à force d'être obnubilée par mon bébé, je n'arrive pas à donner à ma fille l'attention dont elle a besoin? 

La deuxième relation que je ne veux pas bousculer et celle de mon mari et moi. J'en suis consciente, l'arrivée d'un bébé dans un couple change les choses. Et si avoir ma fille ne nous a pas changés tant que ça, j'ai peur qu'un bébé qui aura besoin de beaucoup plus d'attention fasse qu'on oublie de s'occuper l'un de l'autre.
J'avais lu quelque part que l'amour d'une maman pour un enfant était plus fort que celui pour son mari. Je ne suis pas d'accord, pour moi ce sont deux choses distinctes et impossibles à comparer. J'aime mon mari plus que tout au monde et j'aime ma fille plus que tout au monde. Je serais incapable de dire que j'aime l'un plus que l'autre... Non, ce sont deux amours différents et je n'ai pas envie que ce nouvel enfant change ceci. Je n'ai pas envie d'adresser toute mon attention et de ne plus vivre que pour lui. Je ne veux tout simplement pas oublier mon couple.

Et puis je m'inquiète pour lui, notre bébé. Et s'il devient trop dépendant de moi ? Et si cet amour fusionnel l'empêche de s'ouvrir aux autres? Je vois le fils d'une proche, il est collé H-24 à sa mère, son père ne l'intéresse pas du tout, il n'est pas très sociable et en plus il est super capricieux car sa maman n'arrive pas à lui dire non... Je n'ai pas envie que mon bébé soit comme ça, je veux lui donner "suffisament" d'amour et surtout lui donner les outils pour découvrir le monde et les personnes qui l'entourent de lui-même. 

Bref, beaucoup de peurs, peut-être infondées peut-être légitimes... J'ai quand même bon espoir qu'une fois que notre bébé sera là, je ne me poserai pas autant de questions et que les choses couleront de source...

mercredi 29 juillet 2015

Des choses à dire à une femme enceinte

Que ce soit sur les blogs ou dans les livres ou sur les sites pour les parents, on trouve toujours des articles sur ce que l'on ne doit PAS dire à une femme enceinte… 


C’est vrai que lorsqu'on est enceinte, on a systématiquement droit à notre lot d’indélicats pendant les différentes étapes de la grossesse... Mais voilà, je suis en train de me demander : et si en fait nous étions peut être un peu trop susceptibles quand même ? Naaaan, qu’est-ce que je raconte ? Nous, on est cool ! C’est les autres qui sont cons et qui ne réfléchissent pas avant de nous parler ! On va rester sur ça plutôt, n'est-ce pas? 

N’empêche, avec toutes ces listes de ce qu’il ne faut pas dire, des fois, en tant qu’interlocuteur de femme enceinte, on se demande : Mais qu’est-ce qu’on peut bien leur dire alors? Ça devient compliqué finalement de parler à une femme enceinte, non ? 

Du coup, j'ai essayé de trouver des choses qui ne vont pas nous vexer, nous faire pleurer ou nous donner envie de vous tuer. Allez, quelques petites idées : 

  • Parlez-nous d’actualité, de politique, de littérature, de cinéma, même les potins des célébrités ça passe! S’il vous plaît, ça fait trois, six, huit mois que notre cerveau n’a qu’un seul centre d’intérêt. Sortez-nous un peu de notre bulle et faites nous regarder ailleurs que notre nombril (littéralement) 
  • "Comment tu te sens ?". Bah oui, la grossesse n’est pas toujours un long fleuve tranquille et s’il y a des filles qui n’ont pas de problème à parler non-stop de leur grossesse (OK, la plupart), il y a aussi les autres qui par peur d’embêter, n’en parlent pas du tout alors que Dieu sait qu’on a plein d’émotions qu’on aimerait pouvoir partager avec quelqu’un d’autre que son mari ! 
  •  Dites-nous qu’on a l’air en forme ! Bon, ce ne sera pas très crédible si vous nous dites ça pendant le premier trimestre et qu’on passe nos journées à vomir/dormir/manger (et revomir). Mais l’autre jour, un collègue m’a dit « t’as l’air en forme ! On dirait que tu vis bien ta grossesse », ça m’a fait vachement plaisir ! 
  • Rassurez-nous ! Connaissez-vous des histoires d'accouchements de rêve ? Racontez-les-nous ! Sans nous cacher la vérité (de toute façon, la nouvelle tendance et de tous dire donc on est au courant), il est aussi bon de savoir que tout peut bien se passer ! 
  • Un super remède de grand-mère ou un bon plan à nous donner ? N’hésitez pas ! Bon, celui-ci est délicat car des fois, on est un peu accablée par tous ces conseils non demandés mais bon si c'est dit avec bienveillance et sans donner des leçons je pense que ça passe!
  • « Je compatis » / « j’ai vécu la même chose » / « je te comprends ». Des fois, on a des peurs irrationnelles ou des questions stupides ou des doutes et ça fait toujours du bien de savoir que d’autres sont passés par là. Même si vous n’avez pas de solution, ces mots-là sont toujours réconfortants (et pas que dans le cas d’une grossesse) 

Voilà, c’est tout ce qui me vient à l’esprit ! Finalement, on est quand même un peu limité, hein ? Mais bon, je pense que le maître-mot est l’empathie, essayez de vous mettre à la place de la maman (ou rappelez-vous de quand vous y étiez), je pense que déjà avec ça en tête, vous devriez vous en sortir plutôt bien ! 

Mais quand même, désolée d’être aussi chiantes pendant cette période !

lundi 13 juillet 2015

Le papa qu'il lui fallait

Je me rappelle encore la fois où ma fille et mon mari se sont rencontrés pour la première fois.

Fidèle à elle même, elle a fait sa timide au départ, mais il aura fallu à peine un quart d'heure pour qu'elle se sente à l'aise avec lui et une complicité est vite née entre eux...

Ma fille n'a jamais vécu avec son papa et a eu très peu de contact avec lui jusqu'à ses 6 ans où il a commencé à l'appeler plus souvent (il habite aux États Unis) et a essayé de créer une sorte de relation avec elle... Cependant, pour elle, cette relation est toujours restée très superficielle. Son père est la personne avec qui elle parle de temps en temps au téléphone et celui qui lui offre des beaux cadeaux pour les fêtes importantes.

Malgré cette absence, elle ne semblait pas subir d'un manque de figure parentale. Faut dire que mes parents étaient très très présents dans sa vie et elle a adopté mon père comme le sien (ainsi que ma mère comme la sienne, ce qui a été assez compliqué pour que, moi, je trouve ma place de maman, mais ça, c'est une autre histoire).

Bref, lorsque nous avons commencé à habiter ensemble tous les trois, ma fille avait 8 ans. J'avais très peur qu'elle ait du mal à s'habituer à cette nouvelle vie à trois, qu'elle n'accepte pas mon mari dans sa vie...

Mais mon mari a été tellement génial à cette période là, il a abordé les choses de façon très délicate et a respecté ce que ma fille ressentait. Il disait toujours qu'il ne voulait pas s'imposer ni forcer une relation avec elle et a pris les choses comme elles venaient...

Ma fille n'a pas eu de soucis à lui faire confiance, elle voyait bien qu'il tenait énormément à elle et leur complicité n'a fait que grandir de jour en jour...

Aujourd'hui ma fille entre dans l'adolescence. J'avoue que je crains un peu cette période... Je me dis qu'à un moment de colère ou quelque chose elle profitera pour lui sortir des choses méchantes ou à questionner son autorité mais pour l'instant ça va. Même lorsqu'elle trouve qu'il est injuste ou lorsqu'il est un peu trop autoritaire, elle respecte ses décisions et le respecte lui surtout.

Je suis tellement heureuse de voir cette relation qu'ils ont tissée... Ma fille appelle toujours mon mari par son prénom mais je sais que pour elle, il est bien plus... C'est le papa qu'elle n'a pas eu, celui sur qui elle peut compter et à qui elle peut faire confiance.

Mon mari est le père parfait (et je suis loin d'exagérer) et ça doit être une des seules choses qui ne m'angoissent pas par rapport à cette nouvelle grossesse. Lorsque notre bébé sera né, je sais qu'il sera un père très présent et amoureux de son fils... Des fois, je suis un peu jalouse, j'aurais tellement aimé qu'il soit là dès le début pour ma fille aussi mais la vie n'est pas toujours comme on la voudrait et ce qui compte est qu'aujourd'hui elle a retrouvé ce papa qu'elle n'avait pas eu auparavant et moi j'ai enfin la famille dont je rêvais.


jeudi 9 juillet 2015

Comment t'appelles-tu, bébé?

Même avant d'être enceinte, alors que j'étais encore jeune et que ce n'était pas du tout quelque chose qui me trottait dans la tête, j'avais choisi un prénom pour ma fille. J'étais amoureuse de ce prénom et je me disais toujours "le jour où j'aurais une fille (très lointain selon moi, la vie en aura voulu autrement) elle s’appellera ainsi".

Et puis je suis tombée enceinte et j'ai appris que j'aurais une fille... Et là, le prénom que j'aimais, et bien, il n'était plus aussi bien... Je l'ai trouvé vieillot et banal et je n'en avais plus envie...

Alors j'ai commencé à réfléchir... Quel prénom donner à ma fille? J'ai mis un peu de temps avant d'en trouver un qui me plaisait...

Au Pérou, ce n'est pas très courant de cacher le prénom du bébé jusqu'à la naissance. En général, on le partage avant et tout le monde appelle le bébé par son prénom même avant qu'il soit né... Je l'ai donc dit à mes parents, mon père n'aimait pas beaucoup et me l'a fait savoir (pas méchamment mais il était un peu déçu du prénom que j'avais choisi). Du coup j'ai eu des doutes et je me suis dit que j'allais en chercher encore un autre...

Quelques temps après, je devais être dans mon 6ème ou 7ème mois, la sœur d'une copine a organisé un atelier d'arts manuels. J'y suis allée pour soutenir la sœur de ma copine et elle m'a appris à faire un petit coffret et un porte crayons en bois que j'ai du peindre avec je ne sais plus quelle technique...

Elle m'a alors demandé le prénom de ma fille pour l'écrire sur le petit verre... J'ai été prise au dépourvu et sans y réfléchir j'ai répondu "Camila". C'était le prénom que mon père n'aimait pas et que je voulais remplacer mais pourtant c'est sorti tout seul... Ma fille allait s'appeler Camila, c'est à ce moment précis que je l'ai décidé.

A cette époque là, ce prénom était très très à la mode au Pérou... Dans sa classe, elle a toujours partagé son prénom avec une ou deux filles. Je n'y ai pas trop pensé sur le coup mais plus tard je me suis dit que j'aurais pu choisir un prénom moins populaire.

Mais bon, finalement nous sommes venues en France et oh miracle! Personne ne s'appelle comme elle dans sa classe ni dans nos proches.. En plus, à chaque fois que quelqu'un me demandait son prénom, j'avais toujours droit à "oh c'est un très joli prénom!".

Le revers de la médaille est que certaines personnes ont du mal à le prononcer, ils disent CamiLLa avec deux L comme la femme du prince Charles... Et ça m'agaaaace!!!! Ce n'est pas comme si c'était des lettres qui n'existaient pas en français! C'est CA-MI-LA, avec un seul L, comme Là-bas! 

Enfin, il faut dire qu'une fois que c'est corrigé, les gens ne se trompent plus et tout va bien et moi je suis trop contente que ma fille ait un prénom aussi joli! Tout va bien, donc!

Ça nous ramène au choix du prénom pour ce nouveau bébé. Avec mon mari, nous avons un prénom qui nous plaît énormément.... Mais il y a ces petites choses me font douter :
  1. Je pense que ma famille n'aimera pas (oui, je sais c'est bête, pourquoi est-ce si important que ma famille aime? Grandis un peu, Carolina!)
  2. Il est quand même assez à la mode (même si pas autant que celui de ma fille)
Bon, en fait, il n'y a que ces deux choses là...

Mais tout ça pour dire : c'est compliqué de donner un prénom à un enfant, non? Et si lui n'aime pas ? Et si on se moque de lui? Et s'il y a 40 enfants qui ont le même prénom dans sa classe? 

Peut être qu'encore une fois, il faut qu'on me prenne au dépourvu et qu'on me force à donner une réponse pour que je ne puisse plus revenir en arrière?



Pfiou... quel galère!  

mardi 7 juillet 2015

La conscience du fœtus

Bébé, est-ce que tu m'entends? Est-ce que tu comprends ce que je te dis ? Est-ce que tu sais où tu es ?

Ca fait quelques jours que je me (lui?) pose ces questions.

Ce matin par exemple, ou tous les matins en réalité, lorsque je me réveille, je sens un petit coup et je lui dit , "bonjour, bébé !". Mais a-t-il vraiment essayé de communiquer avec moi?

Ou il y a cette chanson de Louis Armstrong que j'aime bien écouter et souvent il bouge à ce moment-là. Mais est-ce vraiment parce qu'il aime bien ou parce qu'il reconnaît la chanson ? 

En gros, est ce que mon bébé commence à prendre conscience du monde que l'entoure?

J'ai fait quelques recherches sur le web mais souvent lorsqu'on parle de conscience et fœtus, on parle surtout de douleur et c'est souvent pour aborder les questions éthiques autour de l'avortement. A partir de quand le bébé ressens la douleur? Mais ma question n'est pas dans ce sens là, je parle plutôt de ce qui se passe au niveau psychique. 

Mon mari pense que le bébé n'a pas encore de conscience. Il me dit que lorsqu'un bébé est né, il faut un temps avant qu'il commence à interagir avec les personnes autour de lui. Mais alors pourquoi les sages-femmes prônent l'importance du peau à peau, du contact? Est-ce juste la chaleur humaine ou y a-t-il un aspect émotionnel là dedans? Est ce que ces histoires comme quoi le bébé se calme lorsqu'il entend la voix du papa, c'est pareil? Est-ce juste un son qui lui semble familier ou plutôt un souvenir.

Je ne sais pas si les questions que je me pose aujourd'hui sont légitimés ou bêtes... Mais ayant une base scientifique, j'ai besoin d'avoir une réponse logique et fondée pour être rassurée. Quelqu'un qui me dise, oui à 6 mois de grossesse, telle partie du cerveau est active ou telle hormone est sécrétée donc oui ton bébé a déjà des sentiments et des pensées et non seulement des sensations... 

Je pense que des études doivent exister là dessus et j'ai envie de me renseigner plus et encore une fois d'être rassurée et de me dire que non, je ne suis pas bête de dire bonjour au mon bébé lorsque je sens un petit coup sur mon ventre le matin, ou de mettre cette chanson exprès parce que je crois qu'il aime bien... 

J'aimerais savoir si cette connection que je ressens de plus en plus avec lui existe vraiment ? Est ce qu'il ressens l'amour qu'on lui porte? Est-ce qu'il sait a quel point on l'attend?

Des réponses ?

jeudi 2 juillet 2015

Mon ventre et moi...

Toujours la même histoire en ce moment... Je croise quelqu'un qui ne m'a pas vue depuis un moment (ou même depuis quelques jours tellement mon ventre pousse vite en ce moment), leurs yeux vont direct vers mon ventre et ils me sortent tous la même phrase... "dis donc, ça pousse bien"...

Ceux qui remarquent à quel point ça m'embête rajoutent "mais c'est mignon/c'est trop beau"... Mouais, pas trop d'accord...

En fait, c'est assez étrange, je passe ma journée à regarder mon ventre, à le toucher, j'aime bien l'apercevoir dans le reflet des fenêtres des bâtiments en allant au boulot, je mets souvent des robes près du corps qui vont le mettre en valeur... Bref, j'aime mon ventre de femme enceinte!

Ce que je n'aime pas, par contre, c'est sont les remarques sur mon corps... Oui, j'aime mon ventre mais, il n'y a pas que ça qui s'arrondit... Ces dernières semaines surtout, je me sens grosse et à chaque fois que j'entends un "oh, le gros bidon", aussi bienveillant soit-il, je me sens énorme et ça me déprime...

J'ai réfléchi à pourquoi je réagis comme ça, je n'ai jamais vraiment eu de problème par rapport à mon poids et, même sans être super fine, je n'étais pas malheureuse avec le corps que j'avais... Même que ces derniers temps (avant la grossesse) je me sentais particulièrement bien avec ma silhouette... Mais voilà que cette grossesse est arrivée et que mon corps a commencé à changer... C'est difficile de l'accepter même si je sais bien que c'est pour la bonne cause...

J'ai peur pour les mois qui arrivent... Et si je prends trop de poids et que je gonfle de partout? Argh, ça me stresse déjà...

Vais-je finir par accepter mon corps de femme enceinte?

Pourtant, je trouve ça tellement joli chez les autres...

lundi 15 juin 2015

Confessions d'une mauvaise mère # 2 : Je n'aime pas les enfants

J'ai un collègue qui est choqué par les choses que je dis sur les enfants. Il me dit souvent "mais comment tu peux dire un truc pareil, tu as une fille et tu attends un deuxième"...

Mais la vérité c'est ça : je n'aime pas les enfants.  Preuves à l'appui :

- Maintenant que tous nos amis (ou presque) ont des bébés, les soirées ne sont plus les mêmes. Il y a toujours des petits qui courent partout, qui crient, qui pleurent... J'avoue que j'ai du mal. Je ne supporte pas ça et je me fais une joie quand l'invitation indique "sans enfants!"

- Mais ce n'est pas que le côté capricieux et pleurnicheur et hyperactif que je n'aime pas... La fille d'un proche est très sage et très sociable. Des fois, elle vient me parler et me raconte sa vie (elle a 5 ans, donc sa vie se résume à son nouveau jouet ou le dernier truc qu'elle a appris à l'école) mais c'est toujours gênant, je ne sais pas quoi lui dire, comment lui parler, je ne trouve pas ça très intéressant (en même temps, peut être que si je lui racontais ma vie, elle penserait pareil, non ?). Je suis vraiment mal à l'aise dans ces situations...

- La dernière fois à une soirée, une copine me demande de donner à manger à son fils pendant qu'elle s'occupait de son ainé. J'ai trouvé ça vraiment pénible, j'avais pas envie de donner à manger à ce bébé... Mais ça ne le fait pas de dire non alors je l'ai fait...

- Et là récemment, nous avons été invités à la fête d'école de la filleule de mon mari. Mais pourquoi??? Les fêtes d'école, c'est chiant! OK, quand il s'agit de ses propres enfants, je comprends qu'on soit gaga et qu'on prenne dix mille photos et qu'on verse des larmes tellement c'est beau mais si ce n'est pas les tiens, avoue, c'est juste une petite torture...

- Puis au boulot, qu'est ce que je déteste quand mes collègues monopolisent la conversation pour parler de leurs enfants, de ce qu'ils mangent, de leurs jeux, de leurs nouveaux mots... Nooon, je m'en fous de savoir que ton fils sait dire que les vaches font meuuuuh!


Alors comme mon collègue, vous aussi vous devez vous dire que je suis un monstre de penser ça alors que j'ai une fille et que j'attends un deuxième enfant... Mais je vous rassure, quand ma fille était bébé, j'étais aussi gaga d'elle, j'avais pas du mal à lui parler, je ne trouvais pas ça crade de lui donner à manger et je trouvais toujours super intéressantes ces histoires de la récrée !

Ça va être pareil pour le deuxième, non? Ou alors je suis vraiment devenue un monstre!

mercredi 10 juin 2015

Cry, cry, cry

Ah ces hormones... elles nous jouent de ces tours des fois... Moi qui suis déjà quelqu'un de très susceptible à la base, avec cette grossesse je suis de plus en plus créative pour trouver des raisons pour pleurer! 
Voici le florilège des raisons plus ou moins stupides qui m'ont fait pleurer jusque là :


Mon steak est trop cuit
Mon tricot est raté
Manger du fromage blanc zéro % avec du sirop d'agave (ce n'est pas bon)
Mon bébé ne bouge pas
Mon bébé a bougé
Ma fille touche mon ventre
Ma fille a un fou rire
Ma fille fait son ado
Mon collègue ne m'a pas dit bonjour
Mon collègue m'a dit bonjour de façon agressive
Mes collègues sont partis à la pause café sans moi
Mon Sims a vieilli
Mon mari a 3 minutes de retard pour venir me chercher au boulot
Mes copines ne m'appellent pas (bah appelle-les toi!)
Prendre un petit chiot dans mes bras (je rêve d'avoir un chien mais pas possible tant qu'on habite en appartement)
Réussir quelque chose au boulot
Je n'ai personne à qui parler de ma grossesse...
Oh le joli pyjama pour bébé!

Regarder des photos de ma fille quand elle était petite
Écouter la chanson de notre mariage
Regarder les dernières photos de l'écho du bébé

Qui dit mieux?

lundi 8 juin 2015

Angoisse... foutue angoisse...

Source : Carole Wilmet

Je vous 'ai déjà parlé de ma première grossesse. Du fait des circonstances, je n'ai pas tellement profité de cette grossesse qui pourtant s'est très bien passée...

Ma grossesse aujourd'hui est différente. Je pense que physiquement, elle se passe aussi bien que la première (comme je disais, je n'ai pas été malade du tout). Le problème est que du fait de vivre et de profiter de ma grossesse au jour le jour, je suis plus à l'affut du moindre soucis...

Je prends l'exemple du dépistage de la trisomie. Pour ma fille, je ne m'en étais jamais inquiétée, ça ne m'avait même pas traversé l'esprit qu'il pourrait y avoir un problème... Alors que pour ce bébé, des semaines avant, j'angoissais, j'imaginais le pire, je comptais les jours pour faire l'écho, pour faire la prise de sang et avoir les résultats. Même quand le médecin m'a donné le pourcentage de risque, qui pourtant était "dans les normes", je me suis dit "oui, c'est bien mais j'ai déjà lu qu'il y a mieux comme pourcentage"...

Au moindre mal de tête, de ventre ou autre, je suis déjà sur internet à chercher les possibles raisons. C'est marrant, beaucoup de femmes ont les mêmes angoisses. Des fois, les recherches s'avèrent rassurantes, d'autres fois, le stress reste...

Je suis déjà allée à la clinique plusieurs fois en dehors de contrôles mensuels parce que je sens qu'il y a quelque chose qui va pas ou parce que j'ai un symptôme étrange... En général, c'est juste pour m'entendre dire que tout va bien...

J'aimerais bien être un peu plus zen par rapport à tout ça... J'aimerais profiter de cette grossesse pleinement mais des fois mon cerveau n'arrive pas à se mettre en mode veille et il cogite et cogite sur tout ce qui peut aller mal...

Comment faire pour lutter contre ces angoisses? C'est une période tellement géniale et tout semble se passer plutôt bien, alors pourquoi je n'arrive pas à juste en profiter?

vendredi 5 juin 2015

19 semaines

Mon petit blog a été délaissé cette semaine car je n'étais pas très inspirée et surtout parce que j'ai eu un cadeau ultra chronophage pour la fête des mères : Les Sims 4 (#geekette)

J'ai quand même voulu faire mon petit bilan hebdomadaire pour ne pas perdre l'habitude!

Mon ventre est beaucoup plus gros en vrai, merci l'appareil photo pour le Photoshop gratos!

Le bon

  • Lundi soir, on a enfin senti le bébé pour la première fois, vraiment je veux dire. Quand je dis on, je parle de mon mari et moi. Je l'ai senti d'abord puis j'ai dit à mon chéri qui dormait à moitié "là, là il a bougé!" et du coup il a mis sa main dessus. Je ne croyais pas que ça allait se répéter mais si, un deuxième petit coup au même endroit! Mon chéri était très ému et moi aussi. On a eu un gros fou rire accompagné de quelques larmichettes! A croire que dans notre famille, le bonheur s'exprime avec des fous rires!
  • Nous avons rencontré une sage-femme pour l'entretien du 4ème mois. Elle est venue chez nous et nous a un peu expliqué les démarches à faire, les types de préparation pour l'accouchement, les modes de garde, comment ça se passe à l'hôpital pour l'accouchement et le suivi du bébé une fois qu'il sera là. C'était vraiment très intéressant et j'ai pu parler de mes doutes et mes angoisses. Elle m'a pas mal rassurée et m'a dit que je pouvais l'appeler si jamais j'ai encore des doutes ou des questions (elle aurait pas dû, je vais la harceler avec toutes mes questions!)
  • C'est vrai que je n'ai pas vraiment été fatiguée pendant le 1er trimestre (comme pour ma première grossesse), mais malgré tout, je ressens un regain d'énergie. J'ai envie de faire plein de choses en ce moment. Mon mari et ma fille sont limite saoulés par tout ce que je leur propose de faire ! Mais bon, le retour du beau temps aidant, j'ai de moins en moins envie de rester enfermée à la maison! 
  • Mon contrôle mensuel chez mon gynécologue : Il m'a félicité parce que je n'ai toujours pas pris trop de poids et surtout m'a dit que mon col est bien fermé et nous avons entendu les battements du cœur du bébé. C'est drôle comme un petit "boum-boum-boum" peut être rassurant!

Le moins bon

  • Petite grosse angoisse toute la semaine car j'ai eu des douleurs dans le ventre et quelques saignements (c'est un peu crade quand je parle de ça, non?)... J'ai culpabilisé parce que le week-end on a fait plein de choses et que je ne me suis pas trop posée... Lundi, j'ai préféré prendre ma journée pour me reposer mais malgré tout, j'ai toujours un peu mal dès que je marche un peu de trop . Mon contrôle mensuel avec mon gynéco qui m'a dit que tout va bien ainsi que la rencontre avec la sage femme m'ont rassurée un peu mais j'aimerais que les douleurs se calment !
  • Être très susceptible en ce moment (ceux qui me connaissent bien diront "en ce moment?"), mais je peux vous dire que c'est encore pire qu'en temps normal. Un rien me donne envie de pleurer ou de râler ou de crier... Foutues hormones!
Voili voulou pour les petites news de la semaine (dis donc, j'ai été bavarde!)

Un bon week-end à ceux qui me lisent! Pour ma part, une soirée filles, un festival de musique et une balade dans le bois sont au programme!  Ça devrait être sympa (mais promis, j'essaierai de ne pas trop en faire cette fois-ci!)

mardi 12 mai 2015

Une fille ou un garçon?

Il y a une phrase qui m'a toujours agacée : Lorsqu'on demande à une maman "Tu as envie d'une fille ou un garçon ?" et qu'elle te dit qu'elle s'en fiche parce que "le plus important est qu'il soit en bonne santé". Cette phrase là, je ne sais pas pourquoi mais elle m'agace. Mais bien sûr que tu veux qu'il soit en bonne santé, c'est ton enfant! 

Pendant très longtemps, je ne pouvais pas concevoir l'idée de ne pas avoir de préférence. Même une toute petite! J'avais l'impression que ces mamans disaient ça pour ne pas être trop déçues au moment de l'apprendre (c'est peut être vrai, non?).

Puis je suis tombée enceinte pour la deuxième fois... Et un jour on m'a demandé "alors? tu as une préférence?"... J'étais prête à répondre que je voulais une fille, parce que j'en ai toujours voulu une, parce que les filles c'est cool, c'est fun à habiller, c'est facile à élever (mouais, ça je pense que je l'ai inventé)... Sauf que j'ai réfléchi à la question et je me suis rendue compte qu'en fait, non... Je préférais pas forcément une fille, que je nous voyais très bien avec un garçon. Que je nous imaginais plutôt avec un garçon... D'ailleurs, le premier achat que j'ai fait, c'était un petit legging... Il fait pas vraiment fille je trouve, plutôt garçon...
 
Le jour de l'écho des trois mois, ma fille et mon mari avaient été un peu déçus de ne pas pouvoir savoir si c'était une fille ou un garçon mais pour une raison étrange, ça ne m'a pas dérangée de ne pas le savoir... Je ne pense pas que j'attendrai l'accouchement pour le savoir (puis de toute façon ma fille et chéri vont me haïr si je leur fais ça) mais j'ai l'impression que l'un ou l'autre m'iraient très bien! 

Une fille, c'est vraiment génial, je sais faire (plus ou moins), et puis maintenant que ma fille grandit, on a une telle complicité... J'aime beaucoup notre relation. Mais un garçon, j'ai l'impression que ça pourrait être tout aussi bien! Peut être parce que je vois mon mari et que j'imagine un garçon qui lui ressemblerait, physiquement mais aussi (et surtout) dans sa personnalité... Je sais pas, finalement je crois que je n'ai plus de préférence (ou alors est ce que je me dis ça moi aussi pour ne pas être déçue?) ...

jeudi 30 avril 2015

Il y a 12 ans...

Il y a 12 ans, j'avais 18 ans... J'avais des projets, des rêves, des envies de découvrir le monde... Et puis un trait rouge sur un bâton est venu bouleverser tous ces projets... Oui, ma première grossesse n'était pas du tout prévue...

J'aurais pu décider d'en finir, de continuer ma vie et de continuer à rêver de ces projets... Mais pour une raison que je ne saurai pas expliquer, j'ai décidé de garder cet enfant...

Ma vie n'a pas été difficile, j'ai été aidée, épaulée, soutenue (ce qui expliquerai le "maman d'un enfant de 12 ans qui ne sait pas s'en occuper"). J'ai réussi à avoir une jeunesse, à poursuivre mes projets, à tomber amoureuse, à découvrir le monde... Mais les choses se sont compliquées à un moment...

 Je ne vais pas rentrer dans les détails de cette période difficile... Et puis à quoi ça servirait? Aujourd'hui les choses sont à nouveaux simples et on vit une vie tranquille à trois. Il y a bien sûr des choses qui manquent dans cette vie mais rien qui puisse changer ce constat : on est heureux (et quel meilleur état d'esprit que celui du bonheur pour accueillir un enfant ?) !

C'est drôle comment mes deux grossesses sont différentes! À 18 ans j'avais d'autres préoccupations, j'avais peur de ce nouveau rôle de parent alors que moi même j'avais pas fini d'être enfant! J'avais tellement peur de ce qui m'attendait une fois que ma fille serait née que je n'ai pas vu passer les neufs mois avant son arrivée. Je subissais tellement le regard des autres que je ne prenais pas le temps de me regarder et de regarder ma fille grandir dans mon ventre... Je n'avais pas non plus un amoureux attentionné avec qui partager cette grossesse...

Aujourd'hui, c'est bête, mais je me sens plus légitime. Je me rappelle encore comment l'annoncer était difficile à cette époque là, le jugement, la déception... C'était ça la réaction première des gens (de mes proches surtout).

Mais n'allez pas croire que j'ai eu une grossesse complètement pourrie... Une fois cette réaction première, les gens finissaient par réaliser que c'était une bonne nouvelle malgré les circonstances et, comme je disais, j'ai été énormément soutenue par la suite. Physiquement aussi, j'ai eu la meilleure grossesse de l'histoire. Je n'ai quasiment pas eu de nausées, pas de vergetures, pas de mal de dos... J'ai même accouché sans péridurale et je n'ai pas eu extrêmement mal à vrai dire...

Et puis surtout il y a eu ce moment, lorsque ma fille est sortie de mon ventre, j'ai eu un fou rire, un fou rire de bonheur! J'avais toujours aussi peur de ce qui était à venir mais la voir exister, être là pour de vrai m'a comblée de joie...

C'est cliché, niais même peut être, mais je ne changerais pour rien au monde cette décision que j'ai prise lorsque j'ai vu le deuxième trait rouge sur ce bâton.